Etudes

ETUDES & REFLEXIONS

La Conférence Femme Africaine milite depuis 12 ans pour le bien-être, la santé et l’égalité des droits des femmes africaines en Suisse et partout dans le monde.

 

COFAS collabore étroitement avec la Fédération Africaine des Naturopathes dont leurs missions est d établir des programmes afin que les femmes africaines puissent prendre conscience de la gravité ou de l'urgence de leur état actuel et qui ensuite, leur permettra de se mettre en état d'intégrer des structures de rétablissement et de prise de parole.

 

Nos programmes de sensibilisation s’effectuent en plusieurs étapes citées ci-dessus, chaque point cité comprend des outils d’ouverture afin de rétablir et restaurer la femme africaine dans la société et valoriser son identité au sein d’une nation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES NOUVELLES THERAPIES POUR LA NAISSANCE D’UN NOUVEAU MONDE

 

Les femmes ont le droit de jouir du meilleur état possible de santé physique et mentale. La jouissance de ce droit est d’une importance cruciale pour leur vie et leur bien-être, et pour leur aptitude à participer à toutes les activités publiques et privées. La santé est un état de total bien- être physique, psychologique et social et non pas seulement l’absence de maladies ou d’infirmités. Le bien-être affectif, social et physique est déterminé aussi bien par le contexte social, politique et économique que par la biologie.

 

L’accès aux services de santé, en particulier aux soins de santé primaires - prévention et traitement des maladies infantiles, de la malnutrition, de l’anémie, des maladies diarrhéiques, des maladies transmissibles, du paludisme et des autres maladies tropicales, de la tuberculose et l’utilisation de ces services sont différents et inégaux selon le sexe, de même que les possibilités de protéger, améliorer et conserver la santé. Dans de nombreux pays en développement, les services obstétriques d’urgence font cruellement défaut

 

La privatisation, en l’absence d’une couverture universelle d’un coût abordable, réduit encore l’accès aux services de santé. Non seulement la santé des filles et des femmes en souffre directement, mais cela leur impose des responsabilités excessives en raison de leurs multiples fonctions, notamment au sein de la famille et de la communauté. Comme ces fonctions sont souvent méconnues, les femmes ne reçoivent pas le soutien social, psychologique et économique dont elles ont besoin.

 

Il faut être en bonne santé pour pouvoir mener une vie productive et satisfaisante et les femmes n’auront aucun pouvoir d’action tant qu’elles ne jouiront pas du droit de gérer tous les aspects de leur santé, en particulier leur fécondité.

 

1/ Objectif stratégique

Mise en place d’un programme d’évaluation des services de santé fournis aux femmes et aux personnels de santé en respectant les droits de l’homme, les normes professionnelles et éthiques et les différences entre les origines, lorsqu’ils s’adressent à une clientèle féminine africaine migrante en vue de garantir que rien ne soit fait sans le consentement volontaire et éclairé des intéressées , encourager.

 

L'élaboration, l’application et la diffusion de codes d’éthique de santé.

 

Mise en place d’un plan de renforcement et de réorientation des services de santé, pour garantir que toutes les femmes africaines aient accès à des services de santé de qualité, réduire les séquelles de la maternité et la morbidité maternelle et réaliser à l’échelon mondial l’objectif convenu, à savoir réduire d’au moins 50 % d’ici à l’an 2020 les taux de mortalité .

 

Accorder une attention particulière aux besoins des femmes en encourageant particulièrement l’adoption de modes de vie sains, notamment l’activité physique

 

Veiller à ce que les femmes aient accès en permanence, à mesure qu’elles prennent de l’âge, aux informations et services nécessaires en matière de nutrition et de santé, afin qu’elles passent en bonne santé.

 

Mise en place d’un plan d’élaboration des informations, des programmes et des services qui aident les femmes à comprendre les changements qu’entraîne le vieillissement et à s’y adapter, et qui répondent aux besoins de santé des femmes âgées, notamment à ceux des femmes qui sont physiquement ou psychologiquement dépendantes.

 

Prévoir des services de santé mentale dans les systèmes de soins de santé primaires, ou à d’autres niveaux appropriés, mettre en place des programmes d’aide et apprendre au praticien de la médecine naturopathique à repérer et soigner les petites filles et les femmes de tous âges qui sont victimes d’actes de violence, notamment de violence au sein de la famille, de sévices sexuels ou d’autres mauvais traitements découlant de situations de conflits armés et non armés .

 

Renforcement des programmes de prévention propres à améliorer la santé des femmes africaines

Toujours à la quête d’un développement pour un bien-être de tous , COFAS s’engage a mettre en place des programmes de bien-être afin que les femmes africaines ai davantage confiance en elles-mêmes, à enrichir leurs connaissances, à prendre elles-mêmes les décisions et les responsabilités concernant leur santé, à faire régner le respect mutuel dans la sexualité et en ce qui concerne la fécondité et à sensibiliser les hommes à l’importance de la santé et du bien-être des femmes.

 

L’élaboration des programmes seront conçus pour encourager les deux sexes à renoncer à des comportements et pratiques nocifs comme les mutilations génitales féminines, la préférence pour la descendance masculine le mariage précoce, y compris le mariage d’enfants, la violence contre les femmes, l’exploitation sexuelle, les sévices sexuels, parfois cause d’infection par le VIH/sida et d’autres maladies sexuellement transmissibles, la consommation de drogue, la discrimination à l’égard des femmes dans la répartition de la nourriture, et autres comportements et pratiques portant atteinte à la vie, à la santé et au bien-être des femmes et dont certaines peuvent constituer des violations des droits de l’homme .

 

Objectif :

Sensibiliser et adopter des politiques de développement social et humain, d’éducation et d’emploi, en vue d’éliminer le paupérisme féminin de façon que les femmes africaines aient une meilleure santé et soient moins exposées à la maladie

 

Renforcer les lois, réformer les institutions et promouvoir les normes et les pratiques qui conviennent, de façon à éliminer la discrimination à l’égard des femmes africaines et à encourager les deux sexes à assumer leurs responsabilités dans leur vie sexuelle et dans la procréation, assurer le total respect de l’intégrité de la personne, réaliser les conditions nécessaires pour que les femmes africaines puissent exercer leurs droits en matière de procréation et éliminer les lois et pratiques coercitive.

 

COFAS s’engage a rassembler et diffuser les informations disponibles par des campagnes d’éducation sanitaire, et en utilisant les médias, des services fiables de conseil et les écoles, afin que les femmes africaines migrantes, soient mieux informés sur leur santé, notamment en ce qui concerne la sexualité et la procréation, sans perdre de vue les droits des enfants, droit à l’information, à une vie privée, à la confidentialité, au respect. Introduction des notions d’hygiène et de nutrition dans tous les programmes d’alphabétisation des adultes et dans les écoles, dès le primaire.

 

Conception et lancement des campagnes de presse et des programmes d’information et d’éducation pour que les femmes africaines prennent conscience des risques de santé et autres auxquels les expose l’usage de la drogue, de la prostitution et adopter des stratégies et programmes pour combattre ces pratiques toxique et promouvoir la rééducation et la guérison.

 

Mise en plan d’un protocole des mesures préventives spécifiques pour protéger les femmes africaines de tout abus - par exemple sévices, exploitation, traite et violences sexuelles -, notamment en élaborant et faisant appliquer des lois et en assurant une protection juridique, médicale et autre.

 

FEMMES AFRICAINES FACE AUX PROBLÈMES DE SANTÉ RAPPORTANT À LA SEXUALITÉ ET À LA PROCRÉATION

 

Le lancement des initiatives prévues par COFAS en collaboration avec FAN ont pour mission d’établir des programmes et des stratégies multisectoriels tenant compte des sexospécificités pour mettre fin à la subordination sociale des femmes africaines et des femmes migrantes et leur assurer davantage de moyens d’action et de prévention sur les plans sociaux et économiques.

 

Mise en place d’un protocole de préservation afin que les femmes, en particulier celles qui sont malades du sida ou séropositives ou ont d’autres maladies sexuellement transmissibles ou sont affectées par la pandémie de sida, participent à toutes les décisions relatives à la formulation, à l’application, au suivi et à l’évaluation des politiques et programmes de lutte contre le sida et les maladies sexuellement transmissibles.

 

Proposer des pratiques susceptibles de rendre les femmes plus vulnérables à l’infection par le VIH et aux maladies sexuellement transmissibles, lutter contre ces pratiques socioculturelles, notamment en légiférant, et protégeant les femmes contre toute discrimination liée au VIH/sida par une législation, des politiques et des attitudes appropriées.

 

Inciter toute la société, les organisations internationales, à adopter face au VIH/sida des politiques et des pratiques empreintes d’humanité, constructive et non discriminatoire qui protège les droits des personnes infectées. De prendre en charge les femmes migrantes infectées sans aucune discrimination et valoir ses droits peu importe dans la situation dans laquelle elles se trouvent.

Reconnaître l’ampleur des manifestations de la pandémie de sida en Afrique et en particulier de ses répercussions sur les femmes, et veiller à ce que les femmes infectées ne soient pas stigmatisées ou victimes de discrimination, notamment en cas de voyage.

 

Installation d’un plan de renforcement sur les capacités nationales afin de pouvoir établir et développer des politiques et programmes sexospécifiques de lutte contre le VIH/sida et les maladies sexuellement transmissibles, et notamment de mettre des ressources et des services à la disposition des femmes qui ont la charge morale ou financière de personnes infectées par le VIH ou qui subissent les conséquences de la pandémie de sida, en particulier les enfants et les personnes âgées dont des proches sont morts de cette maladie.

 

Organisation à l’intention des parents, des décideurs et des personnalités influentes à tous les niveaux de la communauté, y compris les autorités religieuses et les autorités traditionnelles, des ateliers d’information, d’éducation et de formation sur la prévention du VIH/sida et des autres maladies sexuellement transmissibles et sur leurs répercussions aussi bien sur les femmes que sur les hommes de tout âge.

 

Donner à toutes les femmes et à tous les personnels de santé toute information et toute formation utiles concernant les maladies sexuellement transmissibles, notamment le VIH/sida, chez les femmes enceintes et sur les conséquences pour le bébé, par exemple en ce qui concerne l’allaitement.

 

Aider les femmes et les organisations féminines, officielles et autres, à stimuler l’éducation par les contacts entre les femmes elles-mêmes et par des programmes décentralisés ainsi qu’à participer à la conception, à l’exécution et au suivi de ces programmes.

 

Mise en place des programmes spécifiques et complets d’information précis sur le comportement sexuel et la procréation responsables et sans risques, notamment sur l’utilisation volontaire par les hommes de méthodes appropriées et efficaces pour prévenir l’infection par le VIH/sida et les autres maladies sexuellement transmissibles, en particulier l’abstinence et l’emploi de préservatifs.

 

Enseignement de la sexualité aux femmes qui ne doit pas être un tabou mais un devoir que chaque femme doit connaitre son origine, sa science et son utilité pour le bien-être de notre corps, âme et esprit.

Apprentissage de l’application du préservatif son action et rôle de prévention dans les maladies sexuellement transmissibles.

 

PROMOUVOIR LA RECHERCHE ET DIFFUSER DES INFORMATIONS SUR LA SANTE DES FEMMES

 

COFAS œuvre pour l’égalité, le bien-être et la santé des femmes nous proposons différentes actions dont la mission principale est de placer la femme au cœur de la vie politique, économique et sociale.

 

COFAS et FAN forme des praticiens et chercheurs a mettre en place des systèmes permettant d’utiliser chaque fois qu’il y a lieu des données recueillies, analysées et ventilées par sexe, par âge, et selon d’autres paramètres démographiques et socio-économiques reconnus, pour l’élaboration des politiques et la planification, le suivi et l’évaluation.

 

Développement de la promotion, la recherche, les techniques et les traitements sanitaires axés sur les femmes, intégrer les connaissances traditionnelles et autochtones dans la médecine naturopathique africaine, et donner toutes les informations dont elles ont besoin pour prendre des décisions éclairées et responsables.

 

Mise en place d’un fond de soutien financier et solidaire de toutes sources, à la recherche préventive, biomédicale, comportementale, épidémiologique concernant la santé et au bien-être , aux études sur les services de santé et plus particulièrement les femmes migrantes, ainsi qu’à la recherche sur les causes et conséquences sociales, économiques et politiques des problèmes de santé des femmes, y compris les effets des inégalités entre les sexes, les discriminations et l’exclusion sociale.

 

Plan d’information pour les femmes sur les facteurs qui accroissent les risques de cancer et d’infection de l’appareil génital, de manière qu’elles aient tous les éléments nécessaires pour prendre les décisions concernant leur santé.

 

Reconnaître la valeur de la médecine naturopathique africaine notamment de celle que pratiquent les femmes des populations autochtones et l’encourager, en vue d’en préserver les aspects bénéfiques et de les incorporer dans les soins assurés par les services de santé, et appuyer la recherche à cet effet.

 

Mise au point des mécanismes permettant d’évaluer et de diffuser les données disponibles et les résultats de la recherche, notamment parmi les chercheurs, les décideurs, les professionnels de la santé et les associations féminines.

 

Développement de nouveaux moyens de financer les services de santé, en favorisant la participation des collectivités et le financement local, accroître, si nécessaire, les crédits budgétaires alloués aux centres de santé, programmes et services communautaires qui répondent aux besoins spécifiques des femmes.

 

Développement des services de santé locaux qui encouragent la participation et l’initiative communautaires compte tenu des besoins spécifiques des femmes, ainsi que l’auto-médication par la naturopathie africaine et les programmes spécifiques de prévention.

 

 

 

 

 

 

e

 

 

 

 

 

 

1. L’ouverture transculturelle dans les domaines de la santé

 

En émigrant vers la Suisse, les étrangers laissent souvent derrière eux, dans leur pays d'origine, des points de repères essentiels de leur vie antérieure et entrent dans une société qui leur est souvent inconnue.

 

En émigrant vers la Suisse, les étrangers laissent souvent derrière eux, dans leur pays d'origine, des points de repère essentiels de leur vie antérieure et entrent dans une société qui leur est souvent inconnue.

 

Une intégration réussie suppose une bonne information sur son nouveau cadre de vie et de travail. C'est pourquoi la politique d'intégration des étrangers en Suisse devrait accorder une place importante à l'information et à la formation.

Les migrants sont toujours plus nombreux à préférer passer leur retraite en Suisse, plutôt que de rentrer dans leur pays d’origine, et partant, à nécessiter l’aide et des soins ambulatoires et stationnaires prodigués par les institutions spécialisées dans l’encadrement des seniors.

 

Si les femmes âgées originaires d’Italie, d’Allemagne, de France et d’Espagne sont actuellement surreprésentées dans la population migrante de plus de 65 ans, les années à venir devraient ouvrir la voie à une plus grande hétérogénéité et ce, à bien des égards (pays d’origine, formation, activité professionnelle, situation socio-économique, etc..). Les établissements prenant en charge les aînés feront dès lors, face à des défis de taille. Les experts sont partagés entre deux approches en matière de suivi des migrants âgés: les services ethno spécifiques et l’ouverture des institutions classiques au groupe cible que forment les migrants.

 

Pour garantir l’égalité des chances en ce qui concerne l’accès au suivi et aux soins et prendre en considération les besoins de la population migrante âgée, mon exposé plaide pour un virage transculturel au sein des établissements traditionnels, prodiguant des soins ambulatoires et stationnaires aux personnes âgées.

Ce virage doit être intégratif, tant structurellement que professionnellement, et être mis en œuvre à l’aide de méthodes, de ressources et d’instruments bien définis. Il convient de mettre en place, du haut vers le bas, une gestion de la diversité permettant de poser les bases nécessaires à un virage transculturel.

 

Pour y parvenir, il faut aménager les offres et structures existantes de manière à baisser les barrières d’accès pour les migrants, par exemple en traduisant les principaux documents d’un établissement et le matériel d’information relatif aux services et aux offres, ou en organisant des séances d’information spécifiques telles que des journées portes ouvertes destinées aux migrants.

 

Il s’agit également d’intégrer de nouvelles offres axées sur les besoins de ce groupe cible, comme l’embauche de soignants référents de même langue maternelle, la mise à disposition de locaux consacrés à la pratique spirituelle de diverses religions ou l’adaptation des offres en matière de loisirs.

Pour garantir la qualité du suivi et des soins prodigués au «nouveau» groupe cible constitué par les migrants, il importe de former le personnel des établissements spécialisés en soins ambulatoires et stationnaires à la compétence transculturelle. Il est en outre indiqué de procéder au recrutement ciblé et à la promotion de spécialistes issus de la migration, de manière à tirer parti de leur grand potentiel de ressources.

 

Pour mieux cerner les besoins des migrants âgés et d’y réagir par des offres adaptées, les établissements chargés de l’assistance et des soins aux aînés ont tout intérêt à se rapprocher des organisations et groupes de migrants et à les associer à l’élaboration de nouveaux concepts et modèles.

 

Adolescents et jeunes adultes

Il n’est pas facile d’être jeune aujourd’hui, surtout quand on est Africain en Suisse. L’avenir peut décidément, être sombre, bouché dans bien des cas. Dans un tel contexte, se faire une place dans la société devient d’autant plus difficile pour les jeunes en difficulté, ce qui crée souvent le découragement parmi les aidants. Mais, à côté de ce sombre tableau, on constate l’émergence de nouvelles façons d’être chez les jeunes qui pourraient ouvrir à de nouvelles perspectives.

 

Dans un monde où tout change très rapidement, ils sont appelés à s’adapter sans cesse. Ils sont connectés, communiquent en réseau, maîtrisent de nouvelles technologies de l’information comme s’il s’agissait d’une seconde nature. Quelles «ouvertures» se font jour et comment les intervenants pourraient en faire des ressources pour leur travail auprès des jeunes?

S’agit-il de véritables ouvertures ou de formes nouvelles d’enfermement ? Autrement dit, en quoi ces « ouvertures » sont-elles porteuses ou annonciatrices d’émancipation et de quel genre d’émancipation ? En quoi et comment les intervenants se laissent questionner dans leur travail et dans leurs pratiques par ces « ouvertures » ?

 

Santé mentale

Comment penser la souffrance psychique en partenariat avec l’usager et ses proches, dans un contexte marqué par la diffusion à large échelle de modèles et de classifications centrés sur la réduction des symptômes et la correction de comportements individuels? Quels positionnements les professionnels adoptent-ils entre des injonctions politiques et institutionnelles, stipulant à la fois davantage de mesures sécuritaires et la référence à des fondements théoriques comme l’empowerment et le rétablissement ?

 

Comment les pratiques d’intervention de type systémique et communautaire peuvent-elles adopter une approche de la santé mentale qui se définit, avant toute autre chose, par la qualité des interactions entre les individus et leur environnement ? Et comment alors créer cette « qualité relationnelle ou interactionnelle » ? Sur quels leviers agir prioritairement ?

 

Insertion professionnelle

Sous l'impulsion d'une crise qui perdure et qui devient en réalité un nouvel état d’être, les travailleurs sociaux cherchent à développer des pratiques d'insertion professionnelle originales et diversifiées. Parmi celles-ci, une interrogation commune est toujours présente: comment se dégager d'une position professionnelle normalisante pour passer à une position d'aide permettant de rendre le sujet acteur de sa destinée professionnelle?

 

Comment une lecture systémique peut-elle permettre une meilleure compréhension d’un contexte complexe, mais aussi mettre en valeur les ressources et compétences pour renforcer le pouvoir d’agir des usagers ? Mais, en même temps, il faut se demander dans quel sens se déploie ce pouvoir d’agir : vers de nouvelles formes d’asservissement au travail ? Ici se pose une autre question : en quoi les efforts et stratégies d’insertion au travail questionnent les champs professionnels eux-mêmes et l’économie du travail au sens large ? Prépare-t-on des jeunes à se « soumettre » sans faire d’histoires ou bien les prépare-t-on à recharger de sens et de vie les milieux de travail.

 

Interventions collectives et communautaires

Face au délitement croissant du lien social, le développement des pratiques d’intervention collective et communautaire apparaît, pour de nombreux intervenants, comme une opportunité puissante, voire une nécessité pressante, de recréer des occasions de solidarité, du tissage de réseaux de partage, d’entraide et de réciprocité créative. Comment dépasser les clivages entre intervention collective et individuelle, comment articuler ces deux dimensions dans chaque intervention ? Quelles stratégies, quelles démarches, quelles pratiques s’agit-il de renforcer ou de créer?

 

La migration et les problèmes des migrants Africains en Suisse

De nos jours, la migration assume de nouveaux visages et les problématiques qui y sont associés deviennent de plus en plus complexes. Les questions interculturelles empreignent notre société en profondeur et à tous les niveaux. Ces situations imposent de renouveler son regard sur les phénomènes migratoires et de trouver de nouvelles manières de faire qui offrent de réelles alternatives aux tentations répressives et se focalisent résolument sur les opportunités à saisir, les potentialités et les ressources que peut offrir la migration.

 

Comment l’intervention systémique peut-elle contribuer à valoriser une véritable « intelligence » interculturelle pour éviter de réduire l’autre à ce qu’il « ne soit pas comme nous » ? Comment, dans nos métiers, mieux comprendre et donner de la valeur à la différence dont les immigrés sont-ils porteurs, souvent à leur insu ? Comment expérimenter et comment aider à l’expérimentation de solutions créatives dans ce domaine ?

 

Les personnes âgées d’origine Africaines en Suisse

Les images associées au travail avec les personnes âgées font souvent référence à la fragilité, au déclin des facultés, à la perte d’autonomie, à la solitude ou à la démence.

Ces aspects méritent, bien entendu, la plus grande attention. Mais il en existe d’autres qui doivent être pris tout autant en considération, tels que le développement de nouvelles formes de solidarité envers ces personnes, la création d’opportunité de mise en valeur de leurs ressources et de renforcement des liens intergénérationnels.

L’allongement de la durée de la vie fait que les aînés sont de plus en plus présents. Comment contribuer à faire de cela une formidable opportunité d’enrichissement des relations sociales ? De quelle manière permettre aux personnes âgées de devenir des acteurs dynamiques de la communauté?

 

2. Le monde change, un défi pour nous

Notre monde change rapidement et les communautés africaines en Suisse se doivent de changer pour faire face aux défis de la société en transformation. Elle doit revoir ses méthodes, structures et stratégies. Le changement est essentiel si les communautés africaines d’aujourd’hui veulent efficacement impacter la société helvétique.

 

Parfois le changement est difficile, car souvent nous confondons les méthodes avec les principes. Nous devons nous attacher à notre intégrité et convictions morales, de la foi, la grâce, l’amour, du respect mutuel, la vérité, le travail et de la liberté. Mais pour cela nous avons besoin de stratégies nouvelles dans un monde en transformation.

 

Dix points sur lesquels nos communautés doivent comprendre et affronter pour être efficace dans désir de la cohésion sociale :

 

1- Mobilité : les gens aujourd’hui n’attachent plus beaucoup d’importance aux liens familiaux, de même leurs relations et racines dans la société sont très faibles. La communauté n’est plus une association où l’on s’y s’attache pour la vie, elle est devenue un « arrêt » sur le chemin du voyage de la vie.

 

2-Métissage : L’immigration et le taux de naissances parmi les "gens de couleur" va continuer d’augmenter : Africains, Latinos, Asiatiques et autres populations non européennes vont continuer à croître dans leur nombre, contrairement aux populations anglo-saxonnes et Européennes qui elles au contraire diminue progressivement.

 

3-Vieillesse : Nous constatons qu’il y a plus d'adultes Suisses de plus de 65 ans qu’il n'y a d’adolescents ou de jeunes ; alors que la population de jeunes décline, les personnes âgées "65 ans et plus" vont augmenter jusqu’à 75 % dans les prochains 40 ans.

 

4- Les femmes : les Indicateurs économiques montrent que 60% des femmes devront travailler en dehors de leurs foyers familiaux. Actuellement, 54% de femmes travaillent à l’extérieur ; cela montre la raison pour laquelle il n’y a pas de bénévoles pour les Communautés. Plus il y a de mères monoparentales et de femmes qui travaillent, cela signifie qu’elles sont engagées autrement et qu’elles ne peuvent pas s’engager dans la vie communautaire comme dans les générations précédentes.

 

5-Pluralisme : Notre société est devenue de plus en plus tolérante face à toutes sortes d’idées, croyances et droits. Nous nous sommes progressivement laissé distraire et éloigner de la vérité absolue et relative. Beaucoup de gens n’ont pas de convictions bien définies, ce qui est juste et faux prend une connotation subjective et relative.

6-Classification dans la société : dans le passé, la société était divisée en trois niveaux : Bas, moyen et haut. Aujourd’hui, la segmentation s’est élargie et est déterminée de plus en plus par l’âge, le sexe, la race, l’éducation, les revenus, le statut civil, l’ethnie, etc.Les gens ne s’affilient plus à une Communauté parce qu’elle est géographiquement proche.

 

7- L’engagement coûte du temps : les gens placent beaucoup de valeurs à la "Satisfactions de soi", à l’accomplissement personnel et à leur indépendance. Ils rejettent tout ce qui pourrait limiter leurs options. IL est clair que dans une société qui est dans une phase de transformation rapide, où mobilité et satisfaction de soi sont importantes, l’engagement à long terme devient complètement impossible. En exemple : des formations qui devraient durer 4 à 13 semaines sont condensées en 1, voire 3 jours de séminaire.

 

8- L’Echec de l’éthique du travail : Les gens d’aujourd’hui sont surtout intéressés dans les gains matériels et le succès que de servir les autres. À une certaine époque, il était très satisfaisant de faire un bon travail sans considérer la rémunération comme l’élément essentiel, contrairement à l’heure actuelle ou avantages personnels et gains sont primordiaux.

 

9 - Conservatismes : Les jeunes générations sont plus conservatrices que leurs parents. Elles peuvent défendre une politique conservatrice et moralement libérale ou religieusement conservatrice mais politiquement libérale.

 

10 - Renfermement : depuis quelque temps, la mode est maintenant focalisée sur le retour à la famille en tant que centre des activités, vies et relations. Le cercle de la famille est en train de se renfermer sur elle-même en prenant des distances vis-à-vis de l’extérieur ; la vie des communautés en est directement touchée. Selon les normes de la société, il faut respecter la vie privée des autres tout en faisant les visitations.

 

Comment pouvez-vous répondre aux besoins d’une société qui change ? Est-ce que vous serrez les poings et dîtes non au changement ou bien vous dîtes OUI, nous voulons impacter notre génération qui est en changement perpétuel !

Il y a des actes qu’il faut poser concrètement pour impacter votre génération :

 

1- Rechercher les informations pour une nouvelle vision

2- Etudier profondément votre communauté.

3- Identifier et apprendre à connaître les peuples autour de vous

4- Planifier une stratégie efficace pour les toucher/impacter.

5- Faire des changements nécessaires pour les toucher/impacter.

 

Le monde entier recherche des réponses pratiques aux questions réelles, des solutions à long terme aux problèmes difficiles, des directions sûres et relevant aux issus et situations majeures dans tous les domaines de la vie. Vous et moi, nous pouvons donner tout cela, si nous sommes prêts à changer afin de rencontrer les besoins de notre génération.

Tous les grands de ce monde, hommes et femmes, sont différents, différentes de la masse et c’est ce qui les rend magique

A PROPOS DE COFAS

 

La COFAS, novatrice et pionnière, affirme la culture comme fondement même d’un développement humain durable.

 

Inspirées par le défi de la promotion d’un monde multiculturel, qui appelle au dialogue des cultures, les fondatrices de la COFAS soulignent l’importance de la diversité culturelle comme source de tolérance et de rapprochement entre les peuples.

 

CONTACTEZ LE SECRÉTARIAT

 

COFAS

35 Chemin de la Marnières

2068 Hauterive. NE

Switzerland

 

E. info@cofas.ch

W. www.cofas.ch

COFAS © Tous droits réservés 2005-2017